L'économie péruvienne résiste à la crise politique

L'économie péruvienne enchaîne les années en maintenant un taux de croissance supérieur à 2%, malgré les troubles politiques auxquels elle est confrontée et les récentes élections pour désigner un nouveau congrès. Une croissance dont de nombreux pays voisins rêveraient.

Le bilan annuel des pays de la région effectué par le FMI (Fonds Monétaire International) reflète globalement des difficultés en Amérique Latine. Malgré le fait que le Brésil soit l'une des grandes puissances d'Amérique latine, sa reprise est qualifiée d’encore « lente  ». Il en va de même pour le Mexique, dont le climat commercial est dit « affaibli » par l'incertitude politique actuelle.

Le Pérou est la principale exception à ce schéma général, avec une croissance moyenne de 5,4% par an sur la dernière décennie. Même avec un taux de croissance en ralentissement ces dernières années, passant d’environ 5% à 2,5%, l'économie péruvienne  continue d'être  « l'une des plus performantes de la région », comme le souligne le FMI dans l’un de ses derniers bilans. S’ajoute à cela le critère de prudence, qui a permis au pays de constituer des réserves internationales représentant 1/4 du PIB, et qui ont servi à maintenir la dette publique sous contrôle. Ainsi, avec l'un des taux d'inflation les plus bas de la région (2,2%), le FMI ne prévoit pas de risques majeurs pour la stabilité financière péruvienne.

La société britannique Oxford Economics justifie le retard de certains projets miniers péruvien, initialement prévus pour 2019, par le contexte politique actuel et le manque de confiance de la population dans les institutions. Cependant, elle affirme que ce ralentissement serait plus « lié au contexte extérieur qu'au contexte intérieur ».

Bien que les chiffres montrent une nette évolution de l'économie péruvienne, le FMI ne manque pas de rappeler certains points essentiels qui la constituent. Le revenu par habitant est toujours le plus faible des 6 plus grandes économies régionales, l'évolution de la productivité est décrite comme « décevante », l'investissement public reste à des niveaux relativement faibles, et la croissance ne bénéficie pas encore à toute la population en raison d’une répartition trop inégale des revenus, d’un manque d'emplois et de salaires décents sur le marché.

Même si le Pérou est l'un des pays en développement qui a réduit le plus vite son niveau de pauvreté depuis le début du siècle, plus d'1/5 de sa population est encore en dessous du seuil de bien-être et 3% est considérée  en situation de pauvreté extrême.

 

Source: El País, El Comercio 

Photo: Le Congrès péruvien

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